Le sandwich est le produit phare de la restauration boulangère à la française, toujours en croissance avec 2.35 milliards d’unités en 2017.

 

A l’origine, le snacking était la prise alimentaire en deors des repas pris à table. Aujourd’hui, le snacking s’est étendu, il s’agit de la consommation de produits prêts à consommer, faciles à manger à la maison, dans la rue ou encore au bureau. 

 

Des produits de plus en plus diversifiés 

 

Le sandwich classique se fait grignoter des parts de marché, devant la prolifération de nouveaux produits en restauration boulangère, élargi alors à l’offre snacking et non plus que de sandwich. Aujourd’hui l’offre snaking représente toute la partie traiteur où nous retrouver de nombreux produits :

Traiteur salé : sandwichs, salades snaking, snacks chauds (hot dog, burgers, croque monsieur, QTT individuelles, crêpes et galettes fourrées

Traiteur sucré : parts tartes ou gâteaux

Snacks ambiants : pâtisseries et viennoiseries individuelles.

 

D’ailleurs le snack ambiant capte plus de la moitié du marché avec 51% du CA global snaking. Les snacks froids quant à eux représentent 92% du marché. 

 

Les grandes tendances de l’offre

 

La baguette est toujours privilégiée pour les sandwiches (40%), avec une légère préférence pour la baguette tradition au détriment de la baguette classique qui, elle, est en léger recul. 

La consommation déclarée de sandwiches est en baisse de 10 points par rapport à 2015. Cette baisse est portée par les 60 ans et plus. De leur côté, les télétravailleurs, qui représentent 30% de notre échantillon au moment du terrain, continuent d’en consommer. On parle bien ici de part de consommateurs au cours des 7 derniers jours, pas de quantités consommées. Cela n’empêche pas le marché d’être à la hausse car s’ils sont moins à consommer, ils peuvent consomment plus… D’autant que les seniors n’étaient pas non plus de gros consommateurs en 2015… donc il y a une baisse des petits consommateurs et une hausse des gros consommateurs.

 

L’offre snacking doit également répondre aux nouvelles exigences des consommateurs et aux nouvelles tendances. Par exemple, la végétalisation de l’alimentation pour répondre aux nouveaux régimes alimentaires.

 

En 2019, le marché français des produits alimentiares bio s’élève à 11.3 Mrd d’euros soit une progression de +13.3% par rapport à 2018. La croissance du marché devrait se poursuivre, à un rythme un peu moins soutenu dans les années qui viennent. Nous tablons sur une croissance de l’ordre de +11% par an. 

 

Le marché bio est porté par les attentes des consommateurs, la volonté des distributeurs de promouvoir le bio, et une offre qui s’élargit (plus de production agricole française, et plus d’industriels qui se lancent dans le bio). 

 

L’achat local et repsonsable était déjà une tendance de fond avant la crise sanitaire. La pandémie qui a révélé les fragilités de la mondialsiation n’a fait que renforcer cette tendance. Avec le confinement, les consommateurs ont pris conscience du rôle central de sproducteurs et des commerces de proximité renfroçant leur souhait d’achat local.

 

Le marché de la restauration rapide 

 

Au-delà des tarifs, le marché de la restauration rapide se montre encore dynamique et la montée en gamme sur les produits de masse se poursuit. Le jambon-beurre doit affronter l’intensification de la diversification des familles de produits en restauration rapide ainsi que l’augmentation du phénomène de grignotage.

 

En effet, les Français mangent de plus en plus en dehors des heures classiques de repas. Enfin, la customisation et le fait-minute séduisent toujours plus un consommateur de plus en plus soucieux de ce qu’il mange.

En termes de circuits de distribution, les boulangeries et panèteries représentent 20,7% du marché, juste devant les sandwicheries (20,5%), les cafés et bistrots (11,5%). La grande distribution écoulerait 12% de la production.

Ces dernières années, la part du pain consommé en sandwich progresse nettement chez les 11-19 ans, et plus faiblement chez les adultes. Ainsi, les adolescents ont vu la part du pain consommé en sandwich passer de 18% en 2013 à 21% en 2016.

 

Chez les adultes de plus de 20 ans, la part du pain consommée en sandwich est passée de 10 à 11%, et elle régresse chez les enfants. 

 

La consommation de sandwich est fortement corrélée à l’âge. Ainsi en 2016, 98% des adolescents consomment du pain au moins une fois par semaine et 68% en ont consommé au moins une fois par semaine sous forme de sandwich. Ils sont en revanche 49% des adultes de plus de 20 ans, et 53% des enfants (3-10 ans). C’est au cours du déjeuner que la consommation de sandwich est la plus forte.

 

 

 

21
%
de la production sont écoulés dans les boulangeries
20
%
de la production sont écoulés dans les sandwicheries
12
%
de la production sont écoulés par la grande distribution

 

 

Sources : Les Echos Etudes, 2019

Etude menée par QualiQuanti à l’initiative de la FEB,  Les Français et le pain : un amour intact, mais de nouvelles exigences, 2016

Les Echos Etudes, 2021

Etude menée par QualiQuanti à l’initiative de la FEB, Les Français et le pain, un amour toujours indéfectible, 2021